 Un mot pour résumer Lurcy édition 2010 ? Chaud, chaud, chaud ! Et pas que les marrons ! Week-end caniculaire et compétition acharnée, what else ?
Et bien George rien d’autres ! Le week-end fut bon, très bon : 108 participants, plein de RWYB, quelques (!!) gouttes de pluie pour que vous n’ayez pas à chercher d’excuses pourries pour expliquer votre premier temps tout naz du samedi matin, pas une seule goutte d’huile sur la piste, du grand beau soleil pour parfaire votre bronzage ardéchois, pas d’accident (une petite pensée pour Mr Rosiello qui a bien failli mettre la Pigeot sur le toit !), bref que du bonheur !
En JUNIOR DRAGSTER, encore une fois ça rigolait pas trop ! Les 5 premiers des qualifs se sont classés avec des RT de 0,5 et des poussières, de quoi rendre jaloux certains de leurs aînés ! Elodie, qui avait tout gagné à Lanas ne se classe que 6ème des qualifs et se fait sortir dès le premier tour ! Léo atteint la finale pour la deuxième fois et du coup est en tête du Trophée. Mais c’est Mathis qui l’emporte cette fois-ci en réalisant un run parfait en finale : un RT de 0,518 et un temps de 13,3 pour un index de 13,2…

En STREET RUN C, mais qu’est-ce qu’Annabelle Minier leurs fait à tous ??! Quelle est son arme secrète ? Quelle technique ninja ancestrale utilise-t’elle ? Seul Laurent Aupretre pourrait nous le dire… Si cette fois sa boîte de vitesse était toute fringante, le petit scarabée est encore tombé sur sa bête noire en finale ! Et pour la seconde année consécutive, Annabelle le fait craquer. Pour la seconde année consécutive, il casse l’index, dans l’impossibilité de gérer la pression infligée par maître Annabelle ! Alors, jamais deux sans trois ?! Devra t’on attendre Lurcy 2011 pour assister à la revanche ou est-ce qu’à Mende Laurent arrivera à conjurer le sort ?
En STREET RUN B, je vous laisse savourer cet excellent résumé de la course de Fabien Bernard, vainqueur de la catégorie… Si d’autres voulaient se dévouer à faire de même, n’hésitez surtout pas !
Sachant que la Cuda avait fait 12.5s à Pod l'année dernière, malgré un pilote atteint de la maladie de Parkinson (voir certaines vidéos sur Youtube, on ne va pas y revenir), ça devait pouvoir être dans les 13 de façon régulière. Comme en plus, la Chally attend des réparations ces temps-ci, quelques runs avec le véhicule de courtoisie s'imposaient...
Disons-le tout de suite, certains m'ont mis des bâtons dans les roues, ce week-end (surtout un gros que j'ai surpris en train de picoler mon réservoir d'essence, dès notre arrivée sur place , soi-disant pour alimenter un groupe électrogène, mais en fait pour justifier un bain de bouche au whisky ensuite…)
Bref, après 6 ou 7 heures de montage de machins divers et variés, agrémentées de la dégustation de SP98 mentionnée ci-dessus, il commençait à faire faim. Si, si, vraiment. D’un autre côté, attaquer l’apéro vers minuit, ça donne faim, un peu…
Vu l’état dans lequel on était à peu près tous, la soirée a été courte, extinction des feux vers 02h00.
Le lendemain, j’émerge de mon semi-coma avec un environnement sonore amusant (côa, côa). Il y a des grenouilles pas loin… Il est 6 heures. Mouais, on dirait qu’il pleut un poil, aussi. Rien de bien méchant, mais on verra plus tard pour se lever. 07h00 : Là, c’est clair, on va pouvoir rester au pieu jusqu’à demain ! Ça flotte vraiment, fait chier. Lever, allumage groupe, café. Enthousiasme moyen... Briefing pilotes à 08h30, ben voyons, on fait du drag boat aujourd’hui ? En fait, il sera plutôt à 10h45, le briefing…
Ça commence enfin. Enfin, ce qui commence, c’est l’essuyage de la piste par les pinpins de service, c'est-à-dire nous, les Street Runs et les RWYB. Je n’ai pas retrouvé mon premier ticket, malheureusement, mais il est comme ceux de tous les participants au premier tour de qualifs : à chier. 15 secondes et des brouettes, dérapage sur toute la première, RT de moule morte, bref le run ultime. D’un autre côté, j’ai pas fait beaucoup d’efforts, pneus de route, carbu de route, ressort de route (jaune long), bof. J’ai même dû acheter un sweat-shirt pour avoir un truc à manches longues, j’avais même pas prévu ça ! Chouette un sweat ATD noir, en polyester… Ça va être bien au soleil !
Second tour, j’y suis pas allé. Pourquoi ? je sais plus, on devait être en train de manger. Faut dire qu’il faisait beau, et qu’on crevait déjà de chaud…
Troisième tour, les slicks sont montés, ressort blanc court dans le carbu, et je fais mon meilleur temps qualif : 13.368. Et ma meilleure vitesse du week-end, aussi : 175.61. RT ? pas trop mauvais, à 0.841. Par contre, pas mal de dérapage au départ, et un 60 pieds à 2.23.
Je saute le quatrième tour de qualifs (le goûter?), et je participe au 5ème : 13.418, 0.709 de RT, 2.03s au 60, et la vitesse a chuté à 167. Bon, là, c’est sûr, si je veux approcher l’index, il va falloir monter le gros carbu. Et hop ! Ben c’est ballot, plus de qualifs pour aujourd’hui ! Merde, j’aurais bien voulu faire au moins un run qualif après le changement de carbu, moi… Mais bon, c’est pas ça qui va me couper l’appétit…
Dimanche matin : cette foi-ci, on tombe du lit un poil plus tôt, il fait super beau, et le premier run sera pour aller prendre le petit dèj en ville…
Sixième tour de qualif, cette fois-ci, je suis là, en panne sèche en prégrille : depuis le temps que l’aiguille de la jauge est à zéro, ça devait arriver… C’est la fin de ma série, et si ça le fait pas maintenant, ce sera fini pour les qualifs ! Hervé et Joe apportent le jerrycan qui, fort heureusement, n’a pas encore servi à refaire le plein du groupe ce matin, et commencent à en verser par terre dans le réservoir. Comac me force à monter dans la voiture avant que ça soit fini, et Joe me dira plus tard qu’Hervé a hésité à me mettre juste deux ou trois litres, pour pas alourdir…On finira le bidon au retour, dans les paddocks. Run pourri, patinage artistique (tiens, pourtant le 60 est pas si pourri, à 2.04, mais un final à 14.107 et une vitesse à 163, quelque chose a merdé… Il va falloir doser mieux le démarrage). De toute façon, c’est la fin des qualifs. Il fait déjà pas loin de 35°, soit la température max du samedi, et c’est pas fini. Hervé C. a trouvé comment calculer l’altitude corrigée : équivalent 3100 pieds le samedi, et le dimanche, c’est plutôt 4000 pieds ! (il fera jusqu’à 39° dans la remorque, ce qui est plutôt frais par rapport à l’extérieur…)
Revenons à nos moutons : les éliminatoires. À chaque fois que j’ai le numéro du prochain concurrent, je cours voir le tableau des qualifs pour voir de quelle voiture il s’agit, les temps qualifs… Premier run contre un buggy VW : RT médiocre (0.932), mon concurrent est parti premier (0.703). Deux dixièmes de retard, ça commence mal. Merde. En plus, il fait un bon 60 pieds, pendant que je glisse en première => je passe vite la deux, sinon c’est mort. Aux 200 mètres, il a carrément 3 dixièmes d’avance… Mais je vais plus vite que lui, je le rattrape et je le double juste sur la ligne, d’un dixième. 13.87. La morale de ce run : rien ne sert de partir à point, il vaut mieux courir… En tous cas, il va falloir faire mieux, on est bien loin de l’index, ou même des temps qualifs en 13.3 ou 13.4. Heureusement que c’était une voiture de plage… C’est marrant, j’ai faim, là…
Deuxième run, contre une Corsa GSI montée en turbo, qui a des temps qualifs suspects (14, 14, 20, 14 ou un truc comme ça). Très bon temps de réaction (0.550), il est parti devant (encore). À cet instant précis, j’envisage de rejouer le run précédent, mais avec trois ou quatres portes-avions d’avance (une Opel, faut pas déconner). Mais en fait, non. Il a peut-être un poil glissé au début, mais ça marche fort ! Il finira une demi seconde devant moi. Comme je n’ai encore pas approché l’index depuis le début du week-end, j’ai plutôt l’impression d’avoir perdu… Mais non ! il a fait 12.981 ! Youpi !
Le prochain concurrent est un engin d’épandage une Cox qui marche très bien… Faudra pas jouer avec l’autoradio au démarrage, et pas traîner ensuite. Ça s’annonce mal. Mais, à ce moment-là, je suis zen. Je vais tous les niquer, mais un seul à la fois, faites la queue, y en aura pour tout le monde. De toute façon, j’ai un avantage par rapport à lui, je n’ai pas encore une fois réussi à passer sous l’index, moi. Je risque pas de le casser. Pour la première fois, je pars avant : 0.787 contre 0.936. Bon 60 pieds (1.869), il fait mieux, mais je risque pas de le voir, héhé, vu qu'il est derrière. Il doit être un peu énervé, parce qu’au 200 mètres, il est repassé devant de 16 centièmes. Écart que je vais réduire à 9 centièmes, mais bon, il est devant les trois quarts du run… Et il casse l’index ! Tiens, moi aussi, d’ailleurs, c’est la première fois du week-end ! 12.934 à 173.91 km/h (contre 12.692 à 171.43 km/h).
Prochain concurrent : Eric Galuppo et sa Corvette Z06. En pneus de route, il fait 12.3 et il part au ralenti. Impressionnant, ça me fait penser à Reine et sa Cobra. Quand son concurrent le rattrape, il remet un (petit) coup de gaz, pour rester devant… La stratégie s’impose, il faut que je parte devant, qu’il me rattrape, me dépasse, et qu’il casse lui aussi. RT à 0.622 (lui 0.828), ET de 13.221 à 173,91km/h (je sais, c’est la même vitesse qu’au précédent). Lui fait 12.977 avec un facile 180.9 km/h. Il m’a mis un demi capot, en sachant que je suis rarement sous l'index, et est arrivé 38 millièmes avant moi. En fait, en regardant le ticket de temps, l’écart qu’il perd au début est difficilement rattrapable, il aurait fallu qu’il arrive au maximum 15 millièmes avant moi pour gagner sans casser l’index.
Dernier run contre une Subaru, première participation, mon concurrent est tellement stressé qu’il a raté le passage en 3 dans un bye-run (Mr Bye, il sait mettre la pression). En plus, il n’a jamais fait mieux que 13.3 de tout le week-end, on en a discuté avant. Donc, je vais refaire mon run tranquille, comme les 2 précédents, et je jetterai un coup d’œil au rétro avant la fin… Trop facile. Il y a quand même un truc chiant, j'ai bêtement regardé la jauge d'essence en revenant de la demi-finale, et elle est au même endroit que la veille, quand j'avais calé en prégrille. en plus, je viens de voir Hervé et le Bigouden partir, donc plus de bidon. Et l'autre Hervé (C.) remplit son bidon avec du SP95. Ben, on va économiser, hein... On la poussera jusqu'au bout de la prégrille, et je démarrerai juste là ! Je suis aux premières loges pour la finale de SRC, bien sûr, et j'ai tout loisir d'admirer Cailloux qui prend son temps pour aligner et démarrer ce run, pendant que je décompte mentalement les gouttes d'essence qui restent dans les cuves du carbu. C'est la conspiration des vieux, alors, hein? Michel a fini sa sieste, ça y est, il me fait signe de burner, je prends chaque hoquet du moteur pour le dernier. Jusqu'ici, tout va bien...
Je pense avoir fait un bon départ, j'ai de l'essence. Passage de la deux, fantastique, j'ai pas encore calé ! Au passage de la 3 (mais au fait, elle passe très bien, cette vitesse, sur la cuda !), je regarde dans le rétro, et je vois un petit point noir qui s’éloigne, qui s’éloigne… Je lève le pied, et je passe au point mort (ça consommera moins!). Bilan : 13.5 (je sais pas le reste, qui a le ticket ?) J’attends le Viet qui est aussi en finale, deux runs après le mien. Pas de bol, dans son cas, le lièvre et la tortue, ça n’a pas marché…
Le reste se passe comme dans un rêve : remise des prix, bière tiède, foule en délire, mais... Il est maintenant temps d'évoquer le point culminant du week-end : J'ai mal aux couilles! un simple petit frottement dans le haut des cuisses, à chaque pas, tout le week-end, et j'ai l'impression d'être assis sur un volcan!
Autant on avait filé un coup de main à l'arrivée, autant là, on est raides, morts, secs - en fait non, justement, pas secs, mais dégoulinants de sueur. Je marche comme un cow-boy, mais je ne suis pas seul, Popeye est dans le même cas, et le Viet aura les mêmes soucis, en fin de rangement, vers 02h00 du matin, pendant qu'on dort dans le superbe gîte d'étape qu'il nous a indiqué, où on a retrouvé Hervé qui repartait, et quelques autres runners avec qui on a parlé bagnoles jusqu'à ce que la poire nous assomme...

En STREET RUN A, encore Christophe Rousselet en finale ! Décidément, s’il ne se qualifie qu’en 13ème position, il sait très bien s’en sortir en éliminatoires ! C’est Christophe Dumas qui l’empêchera de se mettre une deuxième victoire in the pocket ! Parti 0,007s en retard par rapport à Christophe, Christophe a tout fait pour passer la ligne le premier mais c’était sans compter Christophe qui a maintenu le capot de sa mustang devant Christophe, obligeant ce dernier à casser l’index. Vous n’avez rien compris ? C’est pas grave, moi non plus ! Ils nous raconteront peut-être s’ils en ont envie. Sinon ce week-end là, notre célébrissime Coyote qui fêtait ses 50 ans, nous a gratifié d’une magnifique rouge (0,470s). Messieurs, je trouve que vous n’êtes pas très sport, vous auriez pu lui offrir une victoire au Coyote, maintenant que c’est un ancien ! Un demi siècle quand même, imaginez ! Il a connu la guerre, la famine, le rationnement ! Comment ça non ?! C’est que c’est une Bible, une légende vivante, alors il n’a pas vraiment d’âge finalement 
Joli bob Jean-Luc 
En SUPER STREET, 14 concurrents inscrits, ça faisait de nombreuses années que la compétition n’avait pas été aussi rude ! À moins d’être parti en vacances le 9 juillet, de n’être revenu que le 20 et de n’avoir si lu vos mails, ni ce qui se raconte sur le forum, ça ne vous aura pas échappé, les 4 demi-finalistes de la catégorie sont des coxeux, ou presque ! Donc bye-bye les Fiat Del Rio, bye-bye Mustang et Duster, et surtout adieu Mr Loisel, qui n’en revient toujours pas des temps de la Lady Marmelade, de Sly et de Oliv’ 666 !! C’est quoi votre stratégie pour rouler à l’index ?? Ah ? Parce qu’il fallait avoir une stratégie ?! Et Bruno craque en cassant l’index dès le premier tour contre Pat Deperne, tout droit venu du pays des frites une fois ! Il arrivera jusqu’en demi-finale avec un moteur “routier”, celui de course l’ayant lâché 3 semaines plus tôt. C’est monsieur “Sly” Brocarel qui l’emporte devant Sylvie Lavaud… Demi-finaliste à Lanas, finaliste à Lurcy… Elle va finir par en gagner une de course la madame Marmelade si ça continue (et si elle se laisse pas déstabiliser par le grand méchant Sly qui lui a fait casser l’index en 10,566 alors que lui faisait un ptit run pépère à 49 millièmes de l’index !).
En SUPER GAS, hummm… Comment dire ? Un désert… Une catégorie en friche, à l’abandon… 3 concurrent seulement mais pas des amateurs. Marie-Jeanne a dit “stop, finit de faire joujou les garçons, je vais vous rappeler qui c’est la patronne, la chef du village, qui c’est qui détient les clés du camion !” Aller hop, un petit Viet laissé sur place en finale avec un RT de 0,449, emballé c’est pesé, elle est encore en tête du Trophée madame Dubois !
En SUPER COMP, on l’a tellement chambré tout le week-end sur le fait que Léo et ses RT parfaits ne pouvait pas être son fils qu’Eric Angeloni s’est vengé en atteignant la finale !! Mais comme il est fair-play et qu’il ne voulait pas trop nous faire mentir quand même, il nous a offert un superbe rouge avec un RT de 0,280, permettant à Rudy Wessely de l’emporter. Eric Monsenego, rare sur les courses du Trophée avec sa Cuda, complète le podium avec Patrick Dubois.
RDV à Mende pour de nouvelles aventures… KweT |